Accès pour tous
Nous devons travailler en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec les principales parties concernées pour favoriser des parcours de soins coordonnés et centrés sur la personne partout au Canada à des fins de prévention et de réadaptation. Faire en sorte que la population reçoive les bons soins au bon moment par le bon professionnel, avec des parcours de soins clairs leur permettant de cheminer dans les services, et garantir l’obligation de rendre compte pour l’ensemble des effectifs en santé oculaire.
Il est souvent difficile ou peu intuitif de cheminer dans le système de santé oculaire, ce qui crée une détresse et des retards importants pour les patients, en particulier pour ceux qui viennent de recevoir un diagnostic de perte de vision. Le parcours du patient dans le système de santé oculaire est souvent flou et offre peu de directives sur les prochaines étapes à suivre. Cette situation peut entraîner des retards dans les soins et créer de l’incertitude pour les patients et les familles.
Bien souvent, les fournisseurs de soins de santé primaires, comme les médecins de famille, ne disposent pas de la formation ni des outils appropriés pour détecter les affections oculaires ou orienter rapidement les patients; ces derniers peuvent devoir attendre longtemps avant d’avoir accès à des soins oculaires dans certaines régions du Canada. Certains ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir les soins oculaires appropriés.
Des parcours de soins coordonnés et axés sur la personne permettraient de faire en sorte que, peu importe la façon dont une personne accède au système, elle soit connectée aux bons soins au bon moment.
Nous devons également travailler en partenariat avec les communautés autochtones afin de concevoir avec elles des normes de soins équitables pour les programmes et services se rapportant à la santé oculaire.
La santé oculaire demeure un domaine gravement sous-desservi et négligé pour les populations autochtones du Canada, alors qu’on observe chez ces populations des cas d’affections oculaires évitables et traitables à des taux proportionnellement plus élevés. Les Autochtones doivent parcourir de grandes distances – jusqu’à 900 kilomètres dans les territoires – pour consulter un professionnel de la santé oculaire. Des obstacles existent aussi pour de nombreux professionnels des soins oculaires, qui parfois doivent compter sur des campagnes de financement pour offrir des soins aux communautés autochtones.
Il est essentiel de travailler en partenariat avec les communautés autochtones pour éliminer les nombreux obstacles systémiques qui existent dans l’accès aux soins oculaires. Grâce à des normes de soins communautaires élaborées conjointement et adaptées sur le plan culturel, nous pouvons réduire les taux d’affections oculaires, par exemple la rétinopathie diabétique, dans les communautés autochtones.